La MAISON de KAFFRINE

Toubabou fait construire sa maison au pays de l'arachide...

Un dernier détour par la Séné-gambie avant de rentrer à Kaffrine.

Parmi les nombreux mégalithes de la zone, quatre grands groupes de "cercles de pierres" ont été installés le long du fleuve Gambie. Le site de Sine Ngayène, au Sénégal, fait partie de ce vaste ensemble.

Toubabou n'en revient pas, ces cercles de pierres lui rappellent le pays... Kerbatch en Gambie ou Kerlescan en Bretagne, les questions restent les mêmes...

La Gambie, est une écharde lusitano-britannique dans la plante du pied de l'Afrique occidentale, en plein Sénégal. Une enclave qui dépossède le pays des 320 derniers kilomètres du fleuve Gambie, jusqu'à son embouchure sur l'océan Atlantique.

La Gambie isole le Sénégal du Sud du reste du pays. Le pays constitue une zone qu'il faut franchir pour se rendre en Casamance sans devoir effectuer un grand détour par la brousse du Sénégal oriental ou prendre la liaison maritime à Dakar, (avec en tête le terrible naufrage du Joola).

De ce fait, le bac constitue le seul moyen de rellier la Casamance au reste du pays. Il faut compter deux jours pour passer, alors une sorte de vie de village s'organise sénégalaisement...

Quatre groupes de cercles de pierres, sont disposés le long du fleuve, sur une bande de 100 km sur 350 km :

Le complexe de Sine Ngayène (Sénégal) est le plus grand site de la zone. Il comprend 52 cercles de pierres dressées, dont un cercle double. Au total, on compte 1102 pierres taillées sur le site, extraites d'une carrière, à environ 1 km à l'est (à l'extérieur du site), où l'on a retrouvé les traces d'extraction d'environ 150 pierres.

Le complexe de Wanar (Sénégal) comprend 21 cercles dont un double. On y trouve également 9 pierres « lyres » ou « bifides » comportant parfois une pièce placée en entretoise entre les deux parties.

Le complexe de Wassu (Gambie) comprend 11 cercles et les pierres les plus hautes de la zone. Le complexe de Kerbatch (Gambie)se compose de 9 cercles, dont un double, et la seule « bifide » de la zone.

Les pierres-lyres semblent accréditer la thèse des orientations astronomiques ou calendaires en offrant une "visée" vers un lever ou un coucher stellaire, solaire ou lunaire ?

Les pierres formant les cercles ont été extraites des carrières de latérites proches à l'aide d'outils en fer et ont été savamment taillées en colonnes presque identiques de section cylindrique ou polygonale.

Elles mesurent de 60 cm à 2 m et pèsent jusqu'à 7 tonnes. Chaque cercle comprend entre 8 et 14 pierres dressées pour un diamètre de 4 à 6 m.

Les sites témoignent d'une société hautement organisée et prospère dont les traditions de construction de cercles de pierres semblent avoir persisté plus d'un millénaire dans certaines zones.

Les pierres individuelles finement travaillées témoignent d'une technique précise et expérimentée. La présence d'une si grande quantité de cercles reflète une société productive et sophistiquée.

Les sites ne peuvent être évalués qu'en tant que partie d'un plus vaste ensemble. Les croyances spirituelles associées aux pierres par les communautés locales contribuent à protéger leur intégrité.

Les cercles de pierres s'insèrent dans un paysage agricole dans lequel les interventions ont été peu nombreuses. Un très petit nombre de pierres a été retiré. Quelques sépultures ont été fouillées mais ces perturbations restent minimes.

L'authenticité globale des quatre sites est intacte.

Source : Unesco.org

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