La ville de Kaffrine a été fondée vers 1600 sous le nom de Ndukumane par des populations venues de Namandirou, une ville aujourd'hui disparue, entre Sénégal et Mali. Les rois portèrent le titre de Beuleup Ndukumane (roi du Ndukumane) jusqu'au dernier, qui après avoir été à l'école française, s'était converti à l'Islam.
Il fit notamment bâtir la grande Mosquée de Kaffrine.
La région souffre d'un manque en infrastructures sanitaires. On ne recence qu'un hôpital et deux centres de santé pour 560 000 habitants, un médecin pour 93 000 habitants, sauf en ville (1 pour 66 000). Un nouvel hôpital devrait voir le jour dans deux ans (2019), avec la coopération de l'Union européennne. Voir www.sine-saloum.info
Ces lacunes constituent un handicap pour mener à bien les entreprises de vaccination du gouvernement et de l'Organisation Mondiale de la Santé :
A Kaffrine, près de 90 000 enfants, de 9 mois à 5 ans, sont concernés par la campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole. Bien qu'il n y ait pas d'épidémie, la région va multiplier les postes de santé dans les quartiers et les villages les plus reculés pour mener cette campagne préventive qui s'inscrit dans un plan stratégique d'élimination de la rougeole au Sénégal. Source : senenews.com |
Ce qui n'empèche pas Kaffrine d'être un centre animé et commerçant. On y recense de nombreuses boutiques, des "gargotes" et les fameuses "rôtisseries" qui font le bonheur quotidien des Kaffrinois.
Un marché "correctement approvisionné", d'après le Service Régional du Commerce, bien qu'on ait remarqué une forte diminution des dattes sur les étals.
En 2009, plus de 500 commerçants avaient déclaré leur activité, surtout des détaillants, vendeurs de quincaillerie, boulangers et distributeurs de ciment. Kaffrine s'est récemment dotée d'une bourse de fret, afin d'attirer les investissements nationaux et étrangers.
Source Séné-news