Le jour de la première conférence de presse, Charlie-Hebdo fait paraître une longue interview : Coluche président.
Cavana demande au Candidat-nul s'il ne craint pas d'être taxé de poujadisme, qu'il définit comme :
"le bistrot qui part en guerre contre l'impôt, contre la politique, contre l'Etat, et qui a regroupé autour le lui un paquet de petits commerçants aigris et de vieux fachos."
La candidature de Coluche, cela ressemble à un poujadisme de gauche,
S'égosillait Jean Lecanuet, alors président de la jeune U.D.F.
Ça n'a rien à voir ! Se récriait Pierrot les bretelles, le principal interressé.
Le raz de marée [sic] que j'ai provoqué avait des origines profondes, assurait-il dans Le Quotidien de Paris, le phénomène Coluche n'est que le signe de la dégradation de notre démocratie.
Je les roule dans la merde, moi, comprenez vous ? Mes voix viennent d'en bas.
La suite de l'interview du candidat Coluche par Cavana.
Le Poujadisme rassemblait les mécontentements populaires autour d'un syndicat de défense des commerçants et artisans. Il sera à l'origine de la création du parti politique Union et Fraternité Française (UFF) qui obtiendra 52 députés aux législatives de 1956 (dont Jean-Marie Le Pen). Le terme poujadisme sert généralement à stygmatiser une attitude démagogique, antiparlementaire et populiste. L'Express consacrera un article entier comparant le Candidat-nul au papetier de Saint-Céré. Le Nouvel Obs', qualifie l'humoriste d'anarcho-poujadiste.
Plus : liens
Coluche-Hebdo, le site de la campagne du candidat-nul aux élections de 1981.
D'après des archives personnelles et le mémoire de fin d'études de Grégory Bozonnet, "La candidature de Coluche dans la presse...", septembre 2007, Lyon-2 [pdf]
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